Kurdistan Irakien

KURDISTAN IRAKIEN
Les Kurdes irakiens représentent 20% des 20 millions de Kurdes vivant aussi en Turquie, en Iran et en Syrie. En 1988, plus de 120 000 d'entre eux ont fui vers la Turquie les bombardements chimiques de Saddam Hussein.

Trois ans plus tard, dès la fin de la guerre du Golfe, plus de 2 millions de Kurdes fuient la répression irakienne, poussant les alliés occidentaux à instaurer une zone d'exclusion aérienne et une forme d'autonomie.

Victimes de Saddam et de l'embargo, ses habitants émigrent en masse.
 

Pressions régionnales

PRESSIONS REGIONALES
Besides a change of the iraki regime, the PUK hopes to recover a part of the oil of Kirkouk at about, 40 kilometers from the front line of Chamchamal. The Iranian band Syrians neighbors have a lot to lose with an american intervention and put the Kurdistan under pressure. They make the crossing of their frontiers harder and harder every day in the zones controled by PUK.

Souleymanie is accusing Teheran the official godfather of PUK, to play a double game in supporting the attacks against the peshmergas by 4000 "guerilleros" of the PUK and the islamist extremist Ansar-Al-Islam refuge in the mountains beside Iran.


The peshmergas of PUK threaten in two fronts, are not able to mobilize themselves only against Iraki forces. The goal of Teheran and Syria is to maintain an instability in the Irakian Kurdistan in order to limit the potential power of a pro-us government in Bagdad. Shared between the anxiety facing the prospect of a new war synonymous of pain and the hope of a federal Irak where they would have their place at last. The 3 millions 600 000 Kurds of Irak are waiting for Washington to decide the time when the arms will thunder.

Peshmergas

PESHMERGAS :
COMBATTANTS KURDES EN IRAK

"Ceux qui vont au devant de la Mort"
(Traduction littérale)

Protégés depuis 1993 par les avions américains et britanniques, les 42 000 km² du Kurdistan irakien, au nord du 46ème parallèle, échappent au contrôle de Saddam Hussein. Les 13 % de revenu de l'or noir irakien perçus au titre de l’accord «pétrole contre nourriture», ont engagé un début de prospérité. La contrebande et les commerces en tous genres se multiplient. Les kurdes n'ont jamais connu pareil avant-goût d'indépendance et de liberté.

Mais le Kurdistan irakien (74 000 kM2) reste l'un des territoires les plus minés au monde. Le mieux actuel fait suite à des années de persécution par le régime de Saddam Hussein. En 1988, voulant évacuer cette population non grata, l’Irak va jusqu'à l'utiliser des armes chimiques contre les civils kurdes. 120 000 kurdes s’enfuient vers la Turquie. Exhortés par Georges Bush père à se soulever contre Saddam Hussein, les Kurdes se retrouvent seuls en 1991, à la fin de l’opération « tempête du désert ». Ils subissent une nouvelle vague de persécution, menée grâce aux hélicoptères épargnés par les américains… pour que l’Irak puisse contrôler les kurdes. 2 millions de kurdes fuient vers la Turquie et l’lrak.


Dans cet Orient compliqué, où les Kurdes ont souvent été victimes d’alliances tournantes, le Kurdistan irakien est à nouveau engagé dans un conflit dont la décision lui échappe. Oscillant entre l'angoisse à la perspective d'une nouvelle guerre et l'espoir d'un Irak fédéral où ils auraient enfin leur place, les 3,6 millions de kurdes d'Irak attendent que Washington décide. Outre un changement du régime irakien, l’Union Patriotique du Kurdistan (UPK) et ses dirigeants espèrent récupérer une partie de la manne pétrolière de Kirkouk, proche de la ligne de front irakienne de Chamchamal.


Quand les Américains vont ils frapper Sadam Hussein ? Quels risques et quels espoirs pour les Kurdes? Chance historique de gagner l'autonomie ou erreur stratégique de se commettre avec George Bush?


A Erbil, capitale du Kurdistan Irakien occidental, l'incertitude règne. Dans le bureau du porte-parole de Massoud Barzani, chef de l’UPK de la région, une carte au mur dessine un Kurdistan qui inclue la région de Mossoul et de Kirkouk. Une chaîne de montagnes qui culmine à 3000 mètres sépare Barzani de son ex-rival Jalal Talabani chef de l’UPK à Souleymanieh. La paix entre les deux chefs kurdes vient d'être signée sous la pression des Etats-Unis.

Dans la perspective d'une intervention américaine, des officiers américains et britanniques font des repérages dans les zones tenues par l'UPK. Au nord, la Turquie, alliée stratégique de Washington, a fermé sa frontière depuis février. Cinq villages de tentes sont en cours d’installation pour faire face à un exode de réfugiés. Au sud, à 10 Km, les forces irakiennes sont là, équipées d'armes lourdes.


«Nous vivons un moment historique, explique Ahmed Bamarni, un proche de Talabani. Saddam Hussein possède des armes chimiques et bactériologiques. Il est prêt à les utiliser contre nous, et nous n'avons aucune parade. Cependant, nous ne pouvons rester neutres sur le champ de bataille. D'autant que l'avenir du Kurdistan dépendra de notre aptitude durant le conflit à affirmer notre indépendance".


Hamid Fandi et ses 50 000 combattants Peshmergas se préparent à toute éventualité. Les Peshmergas (littéralement, «ceux qui vont au-devant de la mort») sont sur le pied de guerre.

Carte du Kurdistan

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