BALKANS KOSOVO - ALBANIE : TRANSHUMANCES
Dès
1997, la région du sud des Balkans, fortement déstabilisée
doit contenir les nationalismes émergents. Ce n'est pas sans raison
que cette région porte le nom de poudrière et une fois de
plus, la population civile fait les frais des luttes partisanes pour l'indépendance
du Kosovo. La diplomatie internationale, impuissante durant des mois a
laissé à Milosevic le soin de juguler les actes terroristes
des indépendantistes de UCK. La politique de terre brûlée
et l'épuration ethnique programmée jettent alors sur les
routes dès le début 1998 des milliers de réfugiés. Déjà les
premières métastases du conflit se répercutent à travers
l'Europe.
Des filières lucratives de passeurs qui abandonnent sur les plages albanaises les carcasses des boat poeple où jouent les enfants, aux multiples trafics contrôlés par les mafias locales qui alimentent le conflit : armes, essence, drogue et prostitution, les réfugiés seront bientôt des milliers à se confiner dans les camps où la vie reprendra lentement ses droits.
A l'image des voitures sans immatriculation qui passent inlassablement les postes frontières, ces âmes en transits privées d'identité effectuent cette longue transhumance pour échapper aux exactions des miliciens galvanisés par les frappes de l'Otan. Voitures attelées, trains, tracteurs, les moyens les plus rudimentaires peuvent sauver la vie et assurent la fuite devant la terreur. L'entrée de la KFOR après le retrait de l'armée serbe lève le voile sur ce Kosovo dévasté. Les sentiments de joie se mêlent alors à l'inquiétude d'un retour difficile. Aujourd'hui, une cohabitation explosive se met en és séculaires.
Des filières lucratives de passeurs qui abandonnent sur les plages albanaises les carcasses des boat poeple où jouent les enfants, aux multiples trafics contrôlés par les mafias locales qui alimentent le conflit : armes, essence, drogue et prostitution, les réfugiés seront bientôt des milliers à se confiner dans les camps où la vie reprendra lentement ses droits.
A l'image des voitures sans immatriculation qui passent inlassablement les postes frontières, ces âmes en transits privées d'identité effectuent cette longue transhumance pour échapper aux exactions des miliciens galvanisés par les frappes de l'Otan. Voitures attelées, trains, tracteurs, les moyens les plus rudimentaires peuvent sauver la vie et assurent la fuite devant la terreur. L'entrée de la KFOR après le retrait de l'armée serbe lève le voile sur ce Kosovo dévasté. Les sentiments de joie se mêlent alors à l'inquiétude d'un retour difficile. Aujourd'hui, une cohabitation explosive se met en és séculaires.